La campagne de vaccination contre la Covid-19 a débuté en France le 27 décembre 2020. Au fil des semaines elle s'accélère nettement. Dans beaucoup de communes des dispositifs se mettent en place, souvent hors des établissements de santé. Des équipes mobiles s’organisent pour aller au plus proche de la population. Ainsi dans le Grand Reims le Vacci Bus parcourt les villes de moins de 250 habitants pour aller vacciner les personnes de plus de 75 ans ne pouvant pas se déplacer. Partout ailleurs les gymnases et salles des fêtes, à l'arrêt, sont aménagés à l'aide de cloisons mobiles et barnums pour se transformer en centre de vaccination. Les réserves et les pièces de stockage équipées de réfrigérateurs deviennent des laboratoires au milieu des matelas de gymnastique et autres agrès où les infirmières préparent les doses pour la journée.

Dans le courant du mois de mars, alors que la campagne de vaccination continue de s'intensifier, le 1er vaccinodrome de France, le vélodrome national de Saint-Quentin en Yvelines (site olympique 2024) mis en place depuis le 18 janvier 2021 a augmenté sa capacité d'accueil pour atteindre 1 500 à 2000 doses par jour. Installé au cœur de l'aire centrale, une quinzaine de médecins et infirmier(è)s s'activent pour tenir les objectifs au rythme d'une poursuite de l'équipe de France de cyclisme à l'entrainement sur la piste. Et d'autres centres de grande importance s'ouvrent sur le territoire français.

Alors qu'au moment de la vaccination, tout semble cadré, que tous les professionnels de santé suivent le même protocole, issu des mêmes recommandations nationales, que toutes les personnes qui reçoivent une dose de vaccin portent le masque, un élément est unique : le regard de chaque patient. Rempli d'histoires, de doutes ou d'espoir, de peur de la piqure (il n'y a pas d'âge!), et souvent incontrôlable mais vrai.